La fermeture du détroit d’Ormuz va avoir un impact « profond » sur le secteur minier. Robert Friedland, le patron du groupe minier Ivanhoe, présent en Afrique et en Asie, le confirme L’activité minière est très dépendante de l’approvisionnement en soufre, et plus précisément en acide sulfurique, un produit qui est utilisé lors du raffinage du cuivre, du nickel, ou encore du cobalt. Or, près de 50% du soufre mondial passe par Ormuz De plus, par réflexe de protectionnisme, l’acide sulfurique chinois ne sera plus exporté, à compter du mois de mai, selon des sources non officielles rapportées par l’agence Bloomberg. Or, la Chine est est le deuxième exportateur mondial. On imagine la suite… Les prochains mois s’annoncent donc très tendus pour l’industrie minière et en particulier le secteur du cuivre qui est le plus demandeur : plus de 20% de la production de métal rouge repose en effet sur un procédé utilisant la lixiviation acide. Au Chili, au Pérou, les prix ont augmenté de plus de 40% au cours du dernier mois, (source Argus Media). La RDC va suivre… On s’attend à une possible flambée du cours du cuivre. Et que dire de l’aluminium, sujet aux mêmes tensions sur Ormuz…!!! Et même sur le détroit ouvrait aujourd’hui, ce qui est fort peu probable, il faudrait plusieurs semaines, voire de mois, avant que le flux repasse à la normale. D’où la difficulté majeure de ne plus pouvoir satisfaire nos buyers internationaux comme il se devrait.

